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Mon nom est Rouge

Est-il des livres qu’il est interdit d’écrire. Que dis-je d’écrire ! De peindre.

Le peintre n’est-il pas au service de Dieu ? Ne doit-il pas représenter la nature dans sa beauté la plus pure ?

Oserait-il rivaliser avec Lui en y apportant son style, son interprétation, à la manière de ces nouveaux maîtres vénitiens ?

La nouvelle commande du Sultan sème la confusion et déchaine les passions dans le microcosme des peintres de l’Istanbul du XVIème  siècle.

Sur toile de fond de confrontations des valeurs ancestrales de la peinture classique du Moyen Orient avec les nouvelles modes de l’occidents, les personnages d’Orhan Pamuk évoluent dans une polyphonie narrative captivante et envoutante à travers les yeux alternativement de Monsieur l’Oncle, Le Noir, la belle Shékuré, Esther l’intrigante, Olive, Papillon, Cigogne…

Les illustrations des scènes de « Mon nom est Rouge » que vous trouverez ici ne sont pas été réalisée dans le style universel de l’école classique de Hérat, mais bien dans le style fort peu académique qui m’est propre et que j’espère personnel, devrais -je brûler dans les flammes de l’enfer pour cette impiété.

(Toutes les citations sont issues de « Mon Nom est Rouge » d’Orhan Pamuk, traduit du Turc par Gilles Authier, éditions Folio)

                                                             

Moi Shékuré – Fille de Monsieur Mon Oncle, elle n’attend plus le retour de son mari, parti à la guerre il y a trop longtemps. D’une beauté ténébreuse, elle est courtisée passionnément par Le Noir, nouvellement entré au service de Monsieur Mon Oncle.

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Mon Nom est Le Noir – De retour à Istanbul après une absence de 12 ans, il entre au service de Monsieur Mon Oncle pour la supervision de l’ouvrage commandé par le Sultan. Ces 12 ans d’exil ont rendu incandescente sa passion pour Shékuré.

  Mon Nom est le Noir - Shékuré par la Fenêtre

Mon Nom est Le Noir« Mais le volet s’est ouvert, en faisant éclater bruyamment les verrous de glace qui le tenaient  fermé, et dans le cadre de guingois de la fenêtre ensoleillée, j’ai vu ma beauté adorée, douze ans après, son bon visage enfin visible [….]Ses yeux noirs me regardaient-ils, ou au-delà de moi, vers une autre vie ? Etait-elle triste ? Souriait-elle ? Ou souriait-elle tristement ? Je n’aurais jamais su le dire. »

  Moi, Shékuré. Le Noir par la fenêtre

Moi, Shékuré - « Quand je lui suis réapparue soudain, cet après midi, à ma fenêtre, après ces douze années, je suis restée un long moment, dans les rayons flamboyants du soleil… »

 La maison du Juif pendu

Moi, Shékuré - « …jusqu’à un jardin rabougri, qui exhalait une vague odeur d’humus et de moisissure; une maisonnette jaune semblait tapie dans un coin , derrière un figuier et un amandier tout tristes…»

  « Alors j’ai ôté la grande cape de ma mère, et j’ai remis la rouge. Elle me serre la poitrine, mais je l’adore.[...] J’ai pénétré en frissonnant dans ce jardin abandonné, que la lumière du soleil ne visite jamais. Cela sentait l’humus et la mort, mais une fois à l’intérieur de la maison du Juif pendu, je me suis sentie comme chez moi. On raconte, paraît-il, que les djinns s’y retrouvent la nuit, et qu’ils font leur sabbat tout autour d’un grand feu…»

 On m'appellera l'Assassin

On m’appellera l’Assassin - « - C’est un encrier mongol, il a au moins trois cents ans, dit l’Oncle. Le Noir me l’a rapporté de Tabriz. On ne s’en sert que pour le rouge.

L’envie soudaine, que je ressens alors, de lui planter de toutes mes forces son encrier dans le crâne, à ce vieil abruti content de lui…»

Bibliothèque

Moi Maître Osman

Moi, Maître Osman – « Mes yeux parcouraient ces images, ces livres, avec, pourtant, autant de tristesse que de joie; la tristesse d’un vieillard qui  sait qu’il devra bientôt renoncer à ce qui est sa joie ultime:  la contemplation des oeuvres les plus fabuleuses.»

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On m’appelera l’Assassin – « Et pourtant, mon bras n’en a fait qu’à sa tête, et j’ai abattu sur Le Noir mon poignard, de toutes mes forces.

Au dernier moment, il a bougé, et j’ai moi-même laissé dévier mon poignard, de sorte que le coup l’a atteint à l’épaule, non à la gorge. J’ai contemplé avec terreur l’acte commis par mon seul bras.»

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